Jean-Aimé Dibakana | essayiste, romancier

Jean-Aimé Dibakana au Colloque de Brazzaville

Du 16 au 19 février 2010, je participe au Colloque international "Sociologie des mutations, mutations de la sociologie" qui se tient à Brazzaville. J'y présenterai une communication... Pour en savoir plus :  http://w3.aislf.univ-tlse2.fr/spip/IMG/pdf_Programme-colloque-Brazza-fev2010.pdf

 

Controverses autour du film "L'autre Dumas"

Le film "L'autre Dumas" de Safy Nebbou, qui sort aujourd'hui dans les salles, déferle la chronique, notamment au sein de la communauté noire. En question, le choix de Gerard Depardieu pour incarner Alexandre Dumas qui avait "le cheveux crépu", "l'accent créole" et qui était moqué de "nègre" ("métis", Alexandre Dumas, comme de nombreux métis d'aujourd'hui, était considéré comme un "Noir"). 

Nouvelle preuve flagrante du "racisme ordinaire" tant décrié chez les réalisateurs français ? N'existe-t-il donc pas en France ou en "francophonie" (ou encore dans le monde) de comédien "Noir" ou "métis" qui aurait pu jouer ce rôle ? Tiens, si Clint Eastwood qui vient de nous livrer le magnifique "Invinctus" sur Nelson Mandela avait été un réalisateur français, peut-être aurait-il confié l'interprétation du personnage de l'ancien président sud-africain à Jean-Paul Belmondo ou à Pierre Richard...

Autre curiosité : le quasi silence que suscite cette affaire de la part des (intellectuels) Français, pourtant d'habitude si prompts aux critiques... Pas très surprenant en réalité : beaucoup ignorent qu'Alexandre Dumas était "noir" ("métis" si vous préférez); ce détail étant si peu évoqué dans les programmes scolaires consacrés au célèbre écrivain (dans ce sens, "L'autre Dumas", aurait été une occasion de rétablir l'histoire à l'endroit, surtout aujourd'hui où certains pensent que l'identité nationale passe par la couleur de la peau ou l'origine. Non : l'amour pour la France, pour sa langue et pour sa culture valent plus que tout...) Ce film est donc aussi révélateur d'un certain "esprit français" qui a beaucoup de mal à accorder leur place aux Français de sang mêlé et/ou de sang d'origine étrangère, notamment aux Noirs...

Et puis soyons perfide (et ce point je ne l'ai pas entendu chez les commentateurs, y compris dans l'article ci-après. C'est que je suis vraiment perfide moi !). Allons-y donc, soyons perfide : et si, c'est justement la "négritude" de Dumas et la "blanchitude" de son "nègre" qui fait accorder un si grand intérêt à sa situation à lui en particulier jusqu'à consacrer un film au sujet (car des Grands Ecrivains français avec des "nègres", il y en a beaucoup...) Me suivez-vous ? Non ? Soyons plus clair : un nègre, je veux dire un "vrai" homme de couleur, peut-il être un "Brillant Ecrivain" célébré dans le monde entier ? Or s'il avait un "Nègre", mieux : or si son "Nègre" était un "Blanc" tout s'exeplique, n'est-ce pas ? Vous ne me comprenez toujours pas ? Ce n'est pas grave. Passons... Peuh !!!

Quoi qu'il en soit, je vous propose de découvrir la réaction de Serge Bilé et Emmanuel Goujon. Leur article résume assez bien la tendance générale qui ressort des réactions suscitées par ce film; réactions, rappelons-le, qui viennent plutôt de la communauté noire.


Dibakana M.

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Le témoignage de Dany Laferrière

L'horreur d'Haïti n'a pas fini de nous serrer le coeur. Pour ceux qui ne l'ont pas lu, je vous propose de découvrir le témoignage poignant de Dany Laferrière publié dans le journal "Le Monde". L'Ecrivain haïtien qui a obtenu le Medicis 2009 était sur place lors du tremblement de terre...

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Jean-Aimé Dibakana sur Africa n°1

Ce lundi 25 janvier, je suis invité sur la radio Africa n°1. L'émission sera diffusée à 13h30 puis vers 24h.

 

Les Sciences humaines et sociales en débat. Le point de vue de Michel Wieviorka

Dans une interview accordée au journal "Le Monde", Michel Wieviorka, l'une des grandes figures de la sociologie française, donne son point de vue sur la place des SHS et sur le débat qu'elles suscitent aujourd'hui. 

Michel Wieviorka : "La société attend des individus qui savent réfléchir"

Dans une économie de la connaissance pilotée par la rentabilité immédiate, les sciences humaines et sociales (SHS) s'estiment mal-aimées. Alors que commencent ce mois-ci les inscriptions des lycéens dans l'enseignement supérieur, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et président de l'Association internationale de sociologie, Michel Wieviorka, analyse la place qu'occupent dans le paysage universitaire ces disciplines qui ont été très en pointe dans le mouvement d'opposition aux réformes universitaires du printemps 2009, et qui ont, à ses yeux, leur "utilité".

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